L'Europe veut bâtir une infrastructure fédérée pour la souveraineté numérique
- 10 mars
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Lors du Mobile World Congress 2026, la Commission européenne a dévoilé EURO-3C, un projet de 75 millions d’euros visant à développer la première infrastructure Telco-Edge-Cloud fédérée à grande échelle en Europe.
Cette initiative paneuropéenne menée par Telefónica en collaboration avec un vaste écosystème d’entreprises vise à renforcer les capacités numériques du continent. Parmi les sociétés participantes, on retrouve Orange, Thales, OVHcloud, Deutsche Telekom, Nokia, BT Group ou encore IONOS.
Ce projet phare mettra en évidence la capacité de l’Europe à fournir des services numériques de pointe entièrement au moyen de sa propre infrastructure de connectivité, réduisant ainsi la dépendance à l’égard des fournisseurs de pays tiers. Telco-edge-cloud combine les réseaux de télécommunications, l'informatique de périphérie et l'infrastructure cloud dans une plate-forme unique et intégrée, apportant une puissance de calcul haute vitesse et sécurisée plus proche des utilisateurs finaux.
Directement aligné sur les objectifs de la proposition de législation sur les réseaux numériques, le projet ouvre la voie à de nouvelles possibilités qui renforceront le marché unique européen des télécommunications et accroîtront la souveraineté technologique. Tout en stimulant l'innovation européenne dans les domaines de la 6G, de l'IA, de la cybersécurité et des télécommunications, de nombreux secteurs de l'économie au sens large pourront utiliser les solutions développées par EURO-3C.
Une infrastructure fédérée pour la souveraineté numérique.
Concrètement, ce projet prévoit des déploiements en conditions réelles qui connecteront plus de 70 nœuds Edge et cloud répartis dans 13 pays, à des infrastructures télécoms existantes. Ces nœuds permettront de traiter les données au plus près des utilisateurs ou des équipements connectés, tout en conservant la possibilité d’utiliser des ressources cloud plus centralisées lorsque cela est nécessaire.
Avec un total de 87 membres du consortium impliqués, le projet s’aligne également sur les priorités stratégiques plus larges de l’UE et sur les travaux d’organisations telles que le PIIEC-CIS, l’entreprise commune «Réseaux et services intelligents» (SNS JU) et EuroHPC, soutenant ainsi la compétitivité industrielle européenne.
Plusieurs grands industriels, dont Stellantis et EDF sont également associés au projet pour tester des cas d’usage concrets. En effet, l’un des objectifs de cette initiative est de démontrer l’intérêt d'une infrastructure fédérée à travers 9 cas d’usage industriels. Les domaines concernés incluent notamment l’automobile, les transports, l’énergie et la sécurité publique.
En facilitant l'interopérabilité entre les infrastructures et les acteurs technologiques, EURO-3C peut devenir un catalyseur pour un véritable marché unique numérique, où les services peuvent être déployés et se développer plus facilement sur tout le continent.




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