L'Anssi soutient la souveraineté européenne en matière de cybersécurité


GCTI cloud de confiance

Au mois de janvier 2022, la France va succéder à la Slovénie à la tête du Conseil de l'UE. Lors du FIC qui s'est tenu à Lille cette semaine, l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) a appelé à une coopération et une solidarité au niveau européen dans le secteur de la cybersécurité


Coopération étroite entre Etats membres, renforcement des obligations pour les entreprises, création d'un Airbus de la sécurité informatique... A l’occasion du salon FIC 2021, l'Anssi a détaillé les axes sur lesquels la France compte travailler.


Un contexte bien particulier.


Au premier semestre 2022, la France va en effet succéder à la Slovénie au poste de présidence du Conseil de l'Union européenne. Face à une explosion des menaces, le plan d'action français s'appuiera ainsi sur quatre thématiques.


  • Révision de la directive NIS- Network and Information System Security (NIS).

Adopté initialement le 6 juillet 2016, ce texte a pour objectif d'assurer un niveau de sécurité élevé et commun pour les réseaux et les systèmes d'information de l'UE. Cette révision devrait notamment intégrer de nouveaux secteurs critiques (eaux usées, espace...) et créer des obligations plus fortes pour les entreprises.


  • Développement d'un tissus industriel de confiance


En favorisant notamment la mise en place d'un cadre de cybersécurité des institutions européennes et en soutenant le développement d'un "tissu industriel de confiance". Concrètement, cela passera par la mise en place du Centre européen de compétences industrielles, technologiques et de recherches en matière de cybersécurité et d'un cadre européen de certification de sécurité. Plusieurs schémas sont déjà en cours d’élaboration, comme le European Common Criteria ainsi qu’un schéma sur le cloud et un sur la 5G, précise l'Anssi.

  • Enjeu de solidarité en cas de crise majeure


La France souhaite par ailleurs engager des discussions sur "l'enjeu de solidarité" de l'UE en cas d'incident ou de crise majeure. La mise en œuvre de mécanisme d'assistance pourra être étudiée. Dans ce cadre, l'Anssi et le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères travaillent sur l’opportunité d’organiser un exercice de haut niveau pour asseoir l’articulation entre le réseau CyCLONe (pour Cyber Crisis Liaison Organisation Network) et les décideurs politiques de chaque Etat membre.


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